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Un centre de villégiature autochtone en Arizona
Doug English - collaboration spéciale - Sun Media

 
arizona - Un centre de villégiature autochtone en Arizona
Il existe, tout juste à l’extérieur de Phoenix, un centre de villégiature où vous pouvez assister à un duel comme à l’époque de l’Ouest, écouter un conteur autochtone ou profiter de soins du visage exotiques, tout cela sans quitter les lieux.

J’ai expérimenté les trois au Sheraton Wild Horse Pass, et j’aurais pu ajouter les jeux de hasard, le golf et l’équitation si ce n’avait été de mon aversion pour les casinos, de mon incapacité à taper correctement sur une balle de golf ou à tenir en selle.

Ce qui rend Wild Horse Pass encore plus intéressant est le fait qu’il sert de vitrine à la culture de ses propriétaires, la communauté autochtone de la rivière Gila. Le centre de villégiature est situé sur une réserve de 1553 kilomètres carrés que se partagent deux tribus, celles des Pimas et des Maricopas, et il a été construit grâce aux revenus provenant du jeu.

L’influence amérindienne est évidente dès que vous mettez les pieds dans le hall de réception: des murales présentent des mots de bienvenue et des répliques de pétroglyphes, tandis que le plafond en forme de coupole comporte d’autres murales dépeignant le mode de vie des autochtones.

Chaque fenêtre fait face à l’est, permettant d’admirer le désert Sonoran et les montagnes Estrella, et à l’occasion quelques-uns des 1500 chevaux sauvages qui parcourent la réserve. Difficile de croire que vous n’êtes qu’à 18 km de l’Aéroport Sky Harbor de Phoenix.

Dans les chambres, des motifs conceptuels reflètent les moyens d’expression artistique de chaque tribu: les paniers chez les Pimas, la poterie pour les Maricopas.

D’authentiques couvertures faites par un artiste local recouvrent chaque lit, exemple des quelque 100 règles contournées ou enfreintes par Starwood Hotels & Resorts Worldwide, qui possède la chaîne Sheraton, lorsque a été signée une entente de gestion à long terme.

«Accueillir»
«Ils étaient les plus disposés à répondre à nos besoins et à raconter notre histoire», a raconté Ginger Sunbird Martin durant la visite culturelle qu’elle donne régulièrement. En vertu de l’entente passée, 30 pour cent des 600 employés du centre doivent êtres autochtones, et 27 pour cent de la collectivité de la rivière Gila.

Apprendre à travailler dans l’industrie du tourisme d'accueil n’est pas facile, a-t-elle indiqué. Les jeunes ont appris à ne pas regarder leurs aînés dans les yeux, mais au centre, ils doivent «accueillir» les visiteurs. Ils semblent bien s’adapter.

Les profits du centre sont réinvestis au sein de la collectivité. Jusqu’à présent, ils ont permis à cette dernière de prendre en charge les services de santé, de police et de lutte contre les incendies.

«Nous avons flanqué les fédéraux à la porte», a indiqué Mme Sunbird Martin avec une immense satisfaction, faisant allusion au gouvernement fédéral, qui gère les choses sur la plupart des réserves autochtones des Etats-Unis. A venir: l’éducation et le logement.

Le centre de villégiature a également permis aux Pimas et aux Maricopas de redonner vie à leurs traditions.

«Nous faisons venir des chanteurs et des danseurs, de même que des anciens afin qu’ils parlent.» L’hiver, des conteurs divertissent les visiteurs autour d’un feu de foyer.

L’un des traitements en spa offerts par le centre, le «Blue Coyote Wrap», repose sur une légende des Pimas. Et le restaurant Kai, récemment primé par l’Association américaine des automobilistes, propose de la cuisine autochtone préparée avec des épices, des légumes et des fruits provenant des propres fermes et serres de la collectivité.

En plus de 500 chambres, le centre comporte deux terrains de golf de 18 trous chacun, un spa avec 17 salles de traitement, un casino, un centre équestre de 400 hectares ainsi qu’un parc thématique western ayant pour nom Rawhide.

Une réplique de la rivière Gila, longue de quatre kilomètres, serpente à travers les terres. Les visiteurs peuvent se rendre au casino et à Rawhide en bateau. Les conférences représentent 70 pour cent du chiffre d’affaires du centre, le reste provenant du tourisme d’agrément.

«Certains organismes tiennent des conférences depuis 30 ans et ils cherchent quelque chose de différent», a observé Mme Sunbird Martin.

Consulter wildhorsepassresort.com.
 
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