Accueil Divertissement
 
JDM

GALA DES GÉMEAUX

TQS a dit non aux Gémeaux à son tour

Michelle Coudé-Lord -Journal de Montréal
31-03-2005 | 08h10
Après TVA, Julie Snyder et Fabienne Larouche, au tour de TQS de dire non aux Gémeaux cette année. Mais Luc Doyon, grand patron du Mouton noir, souligne «que ce n’est pas un boycott, et si changements il y a, nous reviendrons peut-être une autre année».

Au fait, les discussions ont tellement été bonnes entre la direction de TQS et le président de l’académie, Guy Fournier, que la diffusion du 20e gala des Gémeaux a été envisagée par la direction du Mouton noir. Mais le projet est vite tombé à l’eau.

«Nous avons regardé diverses propositions très imaginatives de l’académie», expliquait hier Luc Doyon au Journal de Montréal.

«Mais contrairement à Radio-Canada, nous avons une considération de revenus et la présentation du gala devenait une aventure financière périlleuse. De plus, après avoir tant décrié le gala de l’an dernier, qui nous a laissé un goût amer avec cet hommage décevant pour les dix ans de Flash, ça devenait vite un non-sens de le diffuser.»

La direction de TQS suggère que l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec et l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision redéfinissent les bases du gala des prix Gémeaux.

«Ce n’est pas un boycott, mais un choix de ne pas inscrire cette année nos productions internes. Notre retour aux Gémeaux n’a pas été concluant», a indiqué Luc Doyon.

Lauzière démissionne
Même discours de TVA avec France Lauzière, directrice de la programmation. Cette dernière a d’ailleurs démissionné hier comme membre du conseil d’administration de l’Académie de la télévision.

«Après notre retrait annoncé, j’étais en conflit d’intérêts. J’ai préféré me retirer.»

TVA n’aime guère le silence de Radio-Canada. «Ça sous-entend qu’on veut nous faire porter l’odieux de l’absence du gala des Gémeaux cette année. Mais on ne le prendra pas du tout. Nous avons décidé de ne pas inscrire nos émissions produites chez nous. Et c’est tout à fait notre droit. Nous n’empêcherons pas nos artisans et autres producteurs de le faire. Donc, on ne parle pas ici d’un boycott.»

Les Bougon L’auteur François Avard supportera sa productrice des Bougon, Fabienne Larouche, qui a décidé de se retirer à nouveau de la course aux Gémeaux.

«Je suis tout à fait en accord avec la décision de ma productrice. Et je profite de ce retrait pour rappeler au président de l’académie, Guy Fournier, son erreur de l’année dernière d’avoir écarté les recherchistes des émissions jeunesse, ce qui m’avait choqué profondément ; juste pour ces artisans formidables, il ne mérite pas que je me batte pour les Gémeaux. Le système de votation des Gémeaux est aussi contestable. Peut-être que, cette année, il refusera d’intégrer dans la course une catégorie humour. On ne le sait pas», confiait l’auteur des Bougon au Journal de Montréal.

Des appuis
Un président de l’académie qui, malgré cette autre tempête, ne désespère pas. Par voie de communiqué, il a fait savoir de l’Europe, où il se trouve, «qu’il déploiera tous les efforts possibles pour que les artistes et les artisans de notre télévision ne soient pas privés des prix Gémeaux et de la reconnaissance de leur travail pour les 20 ans des Gémeaux.»

Dès son retour, la semaine prochaine, il réunira ses administrateurs pour affronter à nouveau cette crise.

M. Fournier a reçu l’appui de deux producteurs majeurs, Jocelyn Deschênes, de Sphère Médias, producteur de Rumeurs, Annie et ses Hommes, Cover Girl et Providence, qui est prêt à dépenser à nouveau une fortune pour inscrire ses émissions parce qu’il «croit profondément à une fête qui reconnaît le travail des artisans de la télé».

Et un autre appui est venu de Michel Bissonnette, de Zone 3. «Zone 3 supporte totalement l’Académie de la télévision et nous ne boycotterons pas le 20e gala des Gémeaux.»

Enfin, Radio-Canada, garde le silence et estime que la balle est dans le camp de l’Académie de la télévision.

Vidéotron