POUR SON 75E ANNIVERSAIREL'OSM offrira une programmation musclée28-03-2008 | 09h08
L'annonce a été marquée par la prestation de jeunes étudiants de l'école du Plateau, spécialisée en musique et qui a fourni de nombreux musiciens à l'OSM. La saison sera lancée par Kent Nagano lui-même, dirigeant l'orchestre pour la Symphonie des Mille de Mahler et le maestro sera également à la barre pour l'interprétation du ballet Daphnis et Chloé, de Ravel, en clôture. Entre les deux, les amateurs auront eu la chance de goûter à un grand concert sur la glace du Centre Bell où seront joués la Neuvième symphonie de Beethoven et Les Glorieux de François Dompierre en compagnie de 1000 choristes. Kent Nagano entend également s'attaquer à l'opéra Saint-François D'Assise de Messiaen ainsi qu'à un concert où seront interprétés le Sacre du printemps de Stravinski et le Chant de la Terre de Mahler. Le programme de la saison 2008-2009 de l'OSM comprend également le retour du violoniste Joshua Bell interprétant une oeuvre inspirée de la trame du film Le Violon rouge; un concert réunissant les deux grands pianistes québécois Alain Lefèvre et André Laplante et un hommage aux légendes du piano jazz où le pianiste de jazz David Benoît se joindra à l'OSM dans une interprétation des oeuvres de Bill Evans, Oscar Peterson, Dave Brubeck et Herbie Hancock. L'orchestre aura également l'occasion de renouer avec certains de ses directeurs du passé, dont Zubin Mehta, Franz-Paul Decker et Rafael Frühbeck de Burgos. En présentant la programmation, Kent Nagano a rappelé que l'OSM avait reçu un accueil très chaleureux du public et de la critique lors de son récent voyage à New York et a indiqué qu'il entendait intensifier le rayonnement international de l'OSM avec sa tournée prochaine au Japon et en Corée du Sud. Il a également fait part de projets d'inauguration d'une salle de concert en Californie, d'une excursion dans le Grand Nord canadien et d'une tournée des capitales européennes. En entrevue par la suite, M. Nagano a dit avoir été ravi depuis son arrivée à la direction de l'OSM par ce qu'il a appelé la brillance de l'orchestre montréalais, une brillance qui n'a rien de tape-à-l'oeil mais qui émane plutôt de la profonde intensité de ses musiciens, selon lui. Le maestro, qui s'est dit honoré d'occuper ce poste à l'occasion du 75e anniversaire, a fait état de la vivacité des interprètes, de la combinaison de légèreté, de transparence et de profondeur de leur interprétation et il a souligné la rare virtuosité de l'ensemble. Selon lui, l'OSM a cette capacité unique de donner une nouvelle couleur à des pièces que l'on a entendues des milliers de fois jouées par d'autres orchestres. |