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Le cœur qui chante - Luis Mariano revit au Capitole de Québec
© Marc-André Boivin/Canoë
Corneliu Montano se tire bien d’affaires dans la peau de Luis Mariano qui tient l’affiche au Capitole de Québec jusqu’au 29 mars prochain.

LE CœUR QUI CHANTE

Luis Mariano revit au Capitole de Québec

Marc-André Boivin
27-03-2008 | 23h19
Grâce au spectacle Le cœur qui chante, le prince de l’opérette Luis Mariano revit au Capitole de Québec ces jours-ci, sur une scène qu’il a déjà foulée en 1951 et en 1966. Interprété par un Corneliu Montano qui se tire plutôt bien d’affaires, ce Elvis des années 40 et 50 sera à l’honneur jusqu’au 29 mars prochain.

Si le jeune ténor, découvert à la suite de Star Académie, avait reçu au départ des critiques mitigées en raison de son jeu un peu nerveux, on peut dire que la période de rodage est maintenant derrière lui car il s’est littéralement approprié le personnage. Détendu, Corneliu semble prendre un plaisir fou à tenir ce rôle tout de même exigeant, quoique pour la voix, tout semble facile pour l’interprète.

Mis en scène par Mouffe, ce spectacle, de par son format qui allie de courts extraits documentaires agrémentés de plusieurs photos aux prestations musicales, rappelle quelque peu Elvis Story sur laquelle la metteure en scène avait aussi travaillé. Avec ses 22 tableaux et ses 28 chansons, cette revue musicale couvre évidemment la vie entière de cet artiste qui faisait tomber les femmes.

De sa naissance à sa mort, de La belle de Cadix où son statut de star s’est confirmé au Prince de Madrid, sa dernière opérette, en passant par le Cirque de Pinder et l’Olympia de Paris qu’il n’aura fait qu’une seule fois, rien n’a été laissé de côté. On relate aussi le parcours du chanteur basque-espagnol à travers les rencontres qu’il a faites. Qu’il s’agisse de son bras droit Patchi, qui est toujours vivant et qui a vu et adoré le spectacle, ou encore de la belle Carmen Sevilla Le tout défile à un rythme effréné où danseurs, chanteurs et musiciens, sous la direction impeccable de Stéphane Aubin, n’ont pas vraiment le temps de chômer. Après 1h30 de spectacle toutefois, tout le monde peut retourner à la maison.

Têtes blanches

On ne se le cachera pas, une revue musicale qui relate la carrière bien remplie d’un chanteur comme Luis Mariano cible principalement une clientèle un peu plus âgée. Qu’à cela ne tienne, c’est dans un Capitole bondé que les jeunes artistes se sont produits pour cette première à Québec. Et personne dans la foule ne se privait pour chanter les grands succès de Mariano tels Mexico, Rossignol de mes amours ou encore Maman tu es la plus belle du monde. Les gens présents ont grandement apprécié.

«Vous savez, Luis Mariano, c’est de mon temps. J’ai trouvé Corneliu épatant. Il chantait vraiment de la même façon que le vrai Mariano. C’est un très beau spectacle, affirmait Brigitte à la sortie. Même son de cloche du côté de Mme Latulippe qui a elle aussi bien apprécié la prestation du jeune roumain. «Il a très bien chanté et j’ai bien aimé les costumes d’époque qui étaient nombreux et très jolis», soulignait la dame. Louise, de son côté, pensait racheter des billets pour la représentation de jeudi soir. «Ça vaut vraiment la peine», estimait-elle.

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