400E DE QUÉBECDes Rencontres musicales et historiquesOlivier Artis 26-03-2008 | 15h42
Pour lier les dix tableaux qui seront présentés au 10 000 à 15 000 spectateurs, Samuel de Champlain, incarné par le comédien Yves Jacques, racontera l’histoire de la vieille Capitale. Pas de chronologie pour autant, mais le metteur en scène de Rencontres, Pierre Boileau, assure que les faits historiques seront bien présents. Les rencontres entre les Premières Nations et les Européens seront à l’honneur. Pour ce faire, 15 musiciens, une chorale, 25 acrobates, ainsi que 25 danseurs se donneront trois fois en représentation, toujours en fin d’après-midi. Et bien sûr, les plus attendus : Marco Calliari, Robert Charlebois, Diane Dufresne, Claude Dubois, Luce Dufault, HSAO, Maurane, Ariane Moffatt, Ginette Reno, Lynda Thalie, Marie-Jo Thério, Annie Villeneuve et Florent Vollant. « Les artistes ne viendront pas livrer leur dernière chanson, mais présenteront des textes majeurs de notre répertoire. On a choisi les plus beaux textes et les plus belles voix. Le spectacle ne sera pas linéaire, mais chaque costume correspondra à une époque et à une chanson particulière. Les références se feront sur les 400 ans. Chaque époque aura son costume, sa chanson, son char... La scénographie sera éclatée et reflètera l’immensité de cette fête », lance de manière décontractée Pierre Boileau, metteur en scène de Rencontres. Le mouvement va se créer autour de la fontaine en activité, recouverte d’un dôme, qui représentera la planète. On y devinera le Québec et l’Europe qui se transformeront. Ce « nouveau » monument sera le centre d’une scène qui se déploiera sur 360 degrés. Gélinas confiant Daniel Gélinas, directeur général de la Société du 400e, promet des numéros marquants et une organisation parfaite. Il affirme ne pas avoir le droit à l’erreur, le 3 juillet prochain, où plus de 700 dignitaires sont attendus. Aucun nom n’est avancé pour l’instant. Les transports en commun et la sécurité seront aussi améliorés pour l’occasion, sans plus de précision. « On ne peut pas se tromper, c’est comme notre spectacle d’ouverture des Jeux olympiques. Les images vont tourner partout! On a beaucoup de pression, mais avec les éléments que nous avons, nous sommes pas mal sûr d’y arriver », exprime Daniel Gélinas, directeur général de la Société du 400e. Le spectacle d’une durée d’une heure et 15 minutes sera aussi transmis sur « écrans géants, géants », puis télédiffusé à Radio-Canada, ce même 3 juillet. La Société veut offrir le spectacle à toute la population, les trois jours de programmation n’y sont évidemment pas étrangers. Enfin, M. Boileau ne fait pas vraiment de lien entre le contenu de l’Opéra urbain et Rencontres. Il se contente de dire qu’il n’a « pas eu de pression et que les artistes présents le sont librement. On sera responsable des joies et des peines (des spectateurs) », dit-il. L’ensemble de l’œuvre, produite par Avanti Ciné Vidéo, coûte 3,5 M$ qui sont assumés par les trois paliers de gouvernements. |