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Vibration des origines - Conor Oberst - Merge
Cote des internautes
3/5
(Nbre de vote : 1)
Cote de Canoë
3.5/5

VIBRATION DES ORIGINES

Conor Oberst - Merge

Sarah Lévesque
07-08-2008 | 04h00

Il faut parfois se trouver à l’autre bout de la planète pour finalement sentir vibrer ses origines. Ce premier disque de Conor Oberst, mieux connu sous le sobriquet Bright Eyes, laisse aller ses cellules créatives durant janvier et fé-vrier 2008 au Mexique, plus précisément à Tepoztlan, une ville connue pour ses vibrations aztèques particulières et ses phénomènes extra-terrestres.

Bien que le fait soit intéressant, la galette folk rock semble en faire abstraction, nous transportant plutôt sur la route, le vent dans les cheveux, les mains caressant le blé.

Entouré par le Mistic Valley Band, Oberst creuse plus que jamais ses racines folk rock américaines, alimente ces comparaisons avec Bob Dylan, un pied maintenant installé dans le country. Nostalgique, le disque éponyme confirmera (encore une fois) son statut d’auteur-compositeur, rapatriera les fans de Bright Eyes, sans pour autant procurer à son capitaine une nouvelle vitesse de croisière.

On apprécie, à chaque écoute un peu plus; reste à savoir si la conquête de cet éponyme se poursuivra dans le temps.

COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
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Nombre de votes : 1

La première écoute de cet album m'a laissé vraiment perplexe. Mais où s'en va Oberst?, je me demandais. Surtout après I Don't Wanna Die (In The Hospital). Finalement, je crois que j'ai compris quelque chose, on veut une place sur le gros marché. Sur Cassadaga, avec Bright Eyes, on remarquait le changement pour un son plus folk poli, alors que les pièces plus rock sont apparu sur un EP séparé (Four Winds) sorti quelques mois avant l'album. J'ai l'impression que cet album solo d'Oberst est trop synthétique. Rappellez-vous Fevers and Mirrors, ou alors Lifted, ils avaient un côté "raw", définitivement plus rock n roll, mais sans blâmer une fois de plus un artiste de changer un peu de branche musical, la magie était justement dans ce côté "raw" parce que ça "matchait" parfaitement avec la voix insécure et les cris hystériques de Conor. Qu'est devenu "Failure always sounded better, let's fuck it up, make some noise" ? Aussi, côté paroles on sait qu'Oberst est un génie pour mettre en mot ses sentiments, souvent négatif, mais je le trouve moins convaincant sur cette album, et aussi sur Cassadaga alors qu'il s'ouvre davantage sur la société que d'écrire sur lui-même. Bref, je pourrais critiquer cet album pièce après pièce, mais je ne le ferai juste pas. Je suis un très grand fan de ce "rock boy genius", mais aussi un peu déçu. Note 6.5/10

3/5
07-08-2008- Cédrick Rajotte- âge : (18-25)
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