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Passchendaele - Cinq questions à Caroline Dhavernas
© LE JOURNAL - ANNIK MH DE CARUFEL
Caroline Dhavernas

PASSCHENDAELE

Cinq questions à Caroline Dhavernas

par Maxime Demers
Le Journal de Montréal
11-10-2008 | 04h00
Aviez-vous déjà entendu parler de la bataille de Passchendaele avant de lire le scénario du film?

Non, mais au Québec, on a moins appris cette partie de notre histoire. Tout le monde au Québec à qui je parle de la bataille de Passchendaele ignore totalement de quoi je parle. Même au Canada anglais, c’est rare que les gens connaissent ce chapitre de notre histoire. Est-ce parce qu’on est moins patriotes que les Américains? Peut-être. Chose certaine, on se définit moins par ces exploits.

Qu’est-ce qui vous a attirée dans ce film?

J’ai beaucoup aimé l’histoire, je la trouvais magnifique, différente de ce qu’on voit généralement dans ces films de guerre. J’ai aimé d’un côté la beauté de l’histoire d’amour entre mon personnage et celui de Paul [Gross] et, de l’autre côté, j’ai aimé le background de guerre. On a rarement l’occasion de faire ce genre de film au Québec et au Canada. Et après avoir vu le film, je trouve que c’a l’air de la vraie affaire. Ça n’a pas l’air d’une Minute du Patrimoine.

Avez-vous lu sur le sujet pour vous préparer?

Paul m’a refilé deux livres, dont un qui parlait des infirmières pendant la guerre, des relations entre elles et les soldats. On leur disait entre autres de ne pas s’attacher aux soldats, de ne pas leur dire leur nom, de ne pas aller danser avec eux.

Les attentes commerciales sont très grandes pour ce film au Canada anglais, qui n’a pourtant pas l’habitude de s’intéresser à son cinéma. Pensez-vous que Passchendaele a des chances de rejoindre un large public?

C’est comme si tout le monde mettait ses espoirs dans ce film-là pour sauver le cinéma canadien. C’est beaucoup de poids sur un seul film, mais je crois qu’il a le potentiel de plaire à un large public parce que c’est un thème patriotique qui peut rassembler les gens. Et Paul Gross est très populaire au Canada anglais, ça peut aider…

On vous a vue récemment dans quelques films hollywoodiens (Breach avec Ryan Philippe, Hollywoodland avec Adrien Brody). Comment se porte votre carrière américaine?

Autant au Canada anglais on m’offre de plus en plus de rôles intéressants, autant aux États- Unis j’ai encore du chemin à faire pour obtenir le type de rôles que j’ai envie de jouer. On m’offre encore trop souvent les rôles de «la blonde de…».

Cela dit, les portes se sont pas mal ouvertes là-bas depuis quelques années. La série de télé Wonderfalls (en 2004) a eu un effet énorme sur ma carrière. Même si elle a été retirée des ondes assez rapidement, elle a été beaucoup vue parce plusieurs autres réseaux l’ont reprise et que le DVD a été mis en vente par la suite. On m’en parle régulièrement, tous les jours. Et ç’a été aux agents de casting de découvrir que je pouvais tenir une série ou un film sur mes épaules. Et moi, j’ai beaucoup appris la comédie en jouant dans cette série.

Breach m’a aussi ouvert beaucoup de portes. En général, quand on parle de ce film-là, on en parle en bien. Et c’est en voyant ce film que Paul Gross m’a offert le rôle dans Passchendaele.

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