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À Los Angeles - Un puissant sédatif retrouvé au domicile de Michael Jackson
© Keystone - Archives
Michael Jackson

À LOS ANGELES

Un puissant sédatif retrouvé au domicile de Michael Jackson

03-07-2009 | 19h38

Un puissant sédatif, du Diprivan, a été retrouvé dans la maison de Michael Jackson à Los Angeles, a annoncé vendredi un responsable des forces de l'ordre.

Ce responsable qui a requis l'anonymat n'a pas précisé en quelle quantité ce sédatif a été retrouvé et n'a pas indiqué si ce produit a pu jouer un rôle dans le decès du chanteur, le 25 juin à l'âge de 50 ans. Le Diprivan, également connu sous le nom de Propofol, est un produit très puissant, utilisé pour les anesthésies chirurgicales et injecté en intraveineuse.

Il n'est normalement utilisé que par le personnel médical et n'est pas prescrit pour un usage domestique, a expliqué le responsable.

Des agents de la DEA, l'agence américaine de lutte contre la drogue, vont participer à l'enquête sur le décès de Michael Jackson, a déclaré mercredi soir un responsable de la police fédérale à Washington.

Les hommes de la DEA seront notamment chargés d'enquêter sur les médecins dans l'entourage du «roi de la pop» pour déterminer s'ils sont régulièrement inscrits et autorisés par la DEA à prescrire des médicaments inscrits au tableau de classification des drogues. Ces enquêteurs devront également déterminer l'origine exacte des médicaments prescrits à Jackson ou à ses collaborateurs et voir s'ils ne proviennent pas d'une forme de trafic.

Au cours des derniers mois, les insomnies de Michael Jackson lui étaient devenues si insupportables que le chanteur allait jusqu'à supplier qu'on lui procure du Diprivan en dépit des mises en garde pour sa santé, a expliqué Cherilyn Lee, l'infirmière nutritionniste avec laquelle le «roi de la pop» préparait son retour sur scène.

Interrogée par l'Associated Press, Cherilyn Lee a affirmé mardi qu'elle a refusé à plusieurs reprises de procurer au chanteur du Diprivan. Mais quatre jours avant sa mort, un appel téléphonique de Michael Jackson a fait craindre à l'infirmière qu'il ait finalement réussi à se procurer du Diprivan ou un autre sédatif similaire.

Informée vendredi que du Diprivan a été retrouvé chez Michael Jackson, elle a déclaré: «j'ai fait tout ce que j'ai pu pour l'avertir».

Michael Jackson est mort à son domicile de Los Angeles le 25 juin, après un arrêt cardiaque selon sa famille. Deux autopsies ont été réalisées, dont une pratiquée de façon indépendante à la demande de la famille, mais leurs résultats ne sont pas attendus avant plusieurs semaines.

Deux anciens confidents de Michael Jackson, son ex-garde du corps Matt Fiddes et le médium Uri Geller, ont affirmé qu'ils avaient essayé en vain d'empêcher le chanteur d'abuser des calmants et d'autres médicaments suspectés d'avoir provoqué sa mort, mais que d'autres personnes de son entourage n'avaient pas la même attitude.

«Quand Michael demandait quelque chose, il l'avait. C'était une grande tragédie», a raconté Uri Geller, interrogé par téléphone par l'Associated Press depuis son domicile situé dans la banlieue de Londres. «La plupart des gens autour de Michael ne pouvaient pas lui dire "non"», a-t-il déploré.

Matt Fiddes, un professeur de karaté anglais qui a servi de garde du corps au chanteur lors de ses voyages en Grande-Bretagne, a tenu des propos similaires. «J'ai confisqué des paquets, tout comme Uri. Uri a confisqué du matériel pour faire des injections dans sa chambre», a-t-il affirmé dans un entretien diffusé jeudi par Sky News.

Des médecins de la clinique Mayo, établissement médical réputé aux Etats-Unis, avaient mis en garde à l'automne dernier contre l'utilisation du Diprivan. Il peut arriver en de rares occasions que ce médicament entraîne des arrêts cardiaques mortels, avaient-ils expliqué.

Trois patients traités pour des attaques cérébrales avaient eu un arrêt cardiaque après avoir reçu du Diprivan, et deux sont morts, ont expliqué les praticiens. La clinique a cessé d'utiliser le sédatif pour traiter ce genre de cas en raison du danger, ont-ils ajouté.

Le fabricant du Diprivan, AstraZeneca, a souligné que les patients traités doivent faire l'objet d'une surveillance médicale constante, ajoutant que dans un petit nombre de cas, des arrêts cardiaques ont été observés.

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