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Carrefour en février 2009 - Allier le milieu culturel et le monde des affaires
© Canoë/Mélanie Tremblay
Christine St-Pierre, Régis Labeaume et Robert Lepage

CARREFOUR EN FÉVRIER 2009

Allier le milieu culturel et le monde des affaires

Mélanie Tremblay
30-04-2008 | 16h51
Afin de promouvoir le milieu culturel à Québec et son effervescence, un carrefour, Québec horizon culture, présidé par nul autre que Robert Lepage, se tiendra à la mi-février 2009. L’objectif? Permettre aux artistes, qui ont souvent peu de ressources financières pour développer leur projet, de trouver du financement et des stratégies auprès d’entreprises et de gens d’affaires qui viendront à leur rencontre.

L’idée est une initiative de Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, qui souhaitait créer un événement rassembleur qui donnerait un regain d’énergie à la Ville de Québec au lendemain des fêtes du 400e.

«Le carrefour se tiendra durant une journée et poursuivra quatre objectifs: le développement des publics, l’amélioration des moyens de diffusion, la création d’emplois ainsi que la croissance et la diversification du financement. Un plan d’action sera établi sur cinq ans afin de définir des priorités et des stratégies», a décrit Mme St-Pierre lors de l’annonce de l’événement qui s’est effectuée à Québec ce mercredi.

Financement

Même si le carrefour poursuit quatre objectifs, il n’en demeure pas moins que le plus grand défi à relever sera de créer de nouveaux partenariats pour le développement des sources de financement.

Selon la ministre, le gouvernement du Québec investit le double en subventions gouvernementales dans le milieu culturel de la moyenne octroyée par les autres provinces canadiennes. Pour cette dernière, il est clair que l’effervescence culturelle à Québec se trouve dans des partenariats privés ainsi qu’auprès de mécènes.

En ce sens, Robert Lepage croit qu’il faut d’abord sensibiliser les artistes. «Il faut informer les gens de Québec afin qu’ils développent des contacts, des façons de faire, car ils ne sont pas bien informés. Il faut amener cette éducation. Ma maison de production Ex Machina reçoit seulement 12% de subventions gouvernementales», révèle le créateur.

Régis Labeaume, maire de Québec, est du même avis. «Créer des liens entre les artistes et les acteurs économiques, c’est la façon de rendre notre ville attrayante. Toutes les entreprises investissent dans la philanthropie. Il reste à leur montrer qu’investir dans la culture, c’est payant», soutient-il.

Investir dans la culture, c’est payant. Robert Lepage le croit aussi: «Je prends l’exemple de l’Allemagne. La stratégie des Allemands pour attirer de grandes compagnies, telle que Mercedes-Benz, est de miser sur la culture. Ils ont compris que les grands cerveaux ont besoin de divertissement.»

Vitrine

Par ailleurs, le metteur en scène a la conviction que non seulement la Ville de Québec doit développer la vie artistique sur son territoire, mais qu’elle peut devenir la ville du Québec la plus courue en matière de culture. «Nous avons encore comme mentalité de penser que si tu réussis en tant qu’artiste à Québec, tu vas peut-être devenir assez bon pour te retrouver à Montréal. Il faut changer cette mentalité. Québec pourrait être la vitrine culturelle du Québec. Je me suis toujours battu pour ça», a lancé Robert Lepage.

Selon une analyse culturelle établie par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, la culture représente 2,2 G$ de dépenses directes, 5% du produit intérieur brut et 31 000 emplois à Québec.

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