Accueil Divertissement
 
JDM
Marcelle Dubois - Pour que le théâtre soit enfin lu
© Yvan Tremblay (Le Journal de Montréal)
En occupant le poste de directrice artistique du Festival du Jamais Lu, Marcelle Dubois peut partager sa passion du théâtre.

MARCELLE DUBOIS

Pour que le théâtre soit enfin lu

Claudia Larochelle
Le Journal de Montréal
27-04-2008 | 04h00
L’auteure de théâtre Marcelle Dubois n’a pas choisi la voie facile. Elle fait partie des battantes qui s’acharnent à donner la parole à leurs pairs qui tentent de faire leur place dans un milieu fermé. La 7e édition du Jamais Lu, dont elle est la directrice artistique, témoigne de son acharnement et de sa passion.

Elle aime le théâtre à s’en fendre l’âme. Elle croit en la relève dont elle fait encore, un peu moins qu’avant tout de même, partie. Je l’appelle la Jeanne d’Arc des jeunes théâtreux et elle s’esclaffe de son rire contagieux de fillette.

C’est pourtant à peine exagéré. Marcelle Dubois va au front avec des chiffres, des statistiques, des études, des bilans et des demandes de subventions.

Elle fait d’ailleurs partie de ceux qui ont lancé le projet La Centrale, un lieu de diffusion théâtrale pour la relève qui verra le jour sous peu, elle coordonne Carte première, née pour pallier le manque de visibilité des compagnies autoproduisant un spectacle et le faible taux d’occupation des salles qui en découle.

LA BELLE AFFAIRE

Mis à part la direction artistique de la compagnie des Porteuses d’Aromates qui présente bientôt au Théâtre d’Aujourd’hui Jam Pak, qu’elle signe et met en scène, Marcelle Dubois, dont on doit résumer trop sommairement le parcours et les occupations très très nombreuses, s’affaire surtout ces jours-ci à la tête de la direction artistique du Festival du Jamais Lu, présenté du 2 au 11 mai O Patro Vys.

Pendant dix jours, cet événement fait entendre dix-sept auteurs de la relève dont les textes seront lus par plusieurs acteurs. À travers les plumes de Philippe Ducros, Annie Ranger, Félix Beaulieu-Duchesneau et Sandrine Cloutier, Olivier Coyette, Simon Boudreault, Mathilde Dumont, Emmanuel Reichenbach notamment, le public entendra les préoccupations dominantes de ces dramaturges âgés de 25 à 39 ans.

«On a une génération d’auteurs très engagée, il me semble. Ils ont beaucoup de réflexions sur le citoyen, la place qu’il occupe dans le monde et sur comment en prendre possession», note-t-elle.

LE TREMPLIN

Qu’on aime ou pas les textes lus, l’ambiance festive de ces soirées qui durent jusqu’à très tard, le mélange des genres et l’originalité du concept valent le détour à l’une ou l’autre de ces soirées peaufinées de main de maître par sa directrice artistique et son comité de programmation.

Quelques-uns des textes présentés lors des années précédentes ne sont pas tombés dans l’oreille de sourds et ont été créés sur les planches de théâtres institutionnels. La relève déborde de talent. Marcelle Dubois ne baissera pas de sitôt les armes.

www.jamaislu.com

Vidéotron