Accueil Divertissement
 
JDM
Les Grandes occasions - De belles retrouvailles
©Yvan Tremblay, Le Journal de Montréal
Louise Marleau et Gilbert Sicotte
Cote des internautes
0/5
(Nbre de vote : 0)

LES GRANDES OCCASIONS

De belles retrouvailles

Claudia Larochelle
Le Journal de Montréal
02-02-2008 | 05h00
Ils n’ont pas partagé la scène souvent, mis à part peut-être dans Les Beaux Dimanches, de Marcel Dubé,au Théâtre du Nouveau Monde en 1993. Ils se retrouvent dans Les Grandes Occasions. L’amalgame de ces deux talents ne risque pas d’être banal.

Elle est mystérieuse et intense, peut jouer les mégères, les ténébreuses et les femmes fatales. Ses yeux envoûtent en un clin d’œil. Louise Marleau ne passe pas inaperçue. Lui a marqué les Québécois avec son interprétation du macho Jean-Paul Belleau dans Des dames de cœur. On lui en parle encore. Au cinéma, ses rôles d’homme en crise, vulnérable et attachant ont révélé l’étendue de la palette de jeu dans laquelle il avance, toujours triomphant. Récemment, dans Continental, un film sans fusil, de Stéphane Lafleur, il a su émouvoir les cinéphiles.

Comme son acolyte dans Les Grandes Occasions, Gilbert Sicotte fait partie des grandes pointures de la scène culturelle. C’est donc dans une mise en scène de Frédéric Blanchette que le duo se retrouve sur les planches, quinze ans plus tard.

«Il y a quelque chose dont on se sert dans notre jeu qui provient de cette connaissance et, en même temps, de cette non-connaissance que l’on a l’un de l’autre», exprime Louise Marleau.

DU FICTIF AU RÉEL

Quinze années les ont séparés dans les coulisses des théâtres. C’est la durée du mariage entre Michel et Louise, leur personnage respectif dans la pièce. Les deux acteurs jouent des gens de leur âge, des êtres pas si éloignés d’eux qui ont vécu chacun de leur côté une séparation majeure.

À défaut d’entrer dans leur intimité, dans les rouages de leurs échecs sentimentaux qu’ils ne taisent pas, mais au sujet desquels ils demeurent plus discrets, ils n’hésitent tout de même pas à faire un constat de leur génération, de celle qui les précède et succède aussi. C’est dans l’air.

«Ah!les baby-boomers! C’est une génération qui voulait tout: la famille parfaite, la job parfaite, la sécurité, se mettre en péril, le possible et l’impossible. Il n’est pas surprenant de constater qu’en couple, ils n’aient pas pu continuer de vivre ensemble et qu’ils n’aient pas pu se séparer non plus», note Gilbert Sicotte.

Ces adultes et ex-époux ne sont pas amers, ne nous donneront pas à voir une sorte de Guerre des roses, ce film réalisé par Danny DeVito à la fin des années 1980 dans lequel un couple s’engage dans des coups et des bassesses. Ceux-là ne sont pas amers. Le temps arrange les choses.

Les Grandes Occasions, de Bernard Slade, traduction de Michel Tremblay, mise en scène de Frédéric Blanchette. Avec Gilbert Sicotte et Louise Marleau. Au Théâtre du Rideau Vert du 5 février au 1er mars.

CEUX QUI RESTENT

Sur scène comme dans la réalité, tous deux ont eu des enfants à qui ils ont fait vivre les affres du divorce.«Le fait qu’un jour je me sois séparé, je suis sûr que ça a eu des conséquences sur eux », estime l’acteur.

«Ce sont les jeunes trentenaires qui vivent avec ces séquelles-là aujourd’hui. En même temps, nous, on a vu la tristesse de la génération d’avant, celle qui endurait en couple», poursuit la comédienne.

Tous deux s’entendent pour dire que les gens dans la vingtaine risquent de changer le cours des choses, qu’ils n’abordent pas la vie de la même façon, avec plus de raison en quelque sorte.

«Ça me touchait à la lecture que les personnages des enfants soient présents tout au long de la pièce. On ne les voit pas, mais ils sont là. On les sent vraiment», ajoute-t-il.

COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
Moyenne des votes :
Nombre de votes : 0
LAISSER VOS COMMENTAIRES
Écrivez vos commentaires :


Vos cotes :


Votre nom :


Votre âge :


Votre adresse électronique :




Canoë se réserve le droit de ne pas publier une critique qui pourrait porter atteinte à la nétiquette.